Vue générale du bâtiment de la Banque d'Angleterre à Londres
La croissance des salaires au Royaume-Uni, hors primes, a ralenti à 3,6% en rythme annuel sur les trois mois à fin février, montrent les données publiées mardi par l'Office for National Statistics (ONS), le bureau national de la statistique.
Les économistes interrogés par Reuters tablaient majoritairement sur une croissance des salaires hebdomadaires en moyenne de 3,5%, contre un taux de 3,8% enregistré les trois mois à fin janvier.
En intégrant les primes, les salaires ont augmenté de 3,8% contre 3,6% attendu par le consensus, après une hausse de 4,1% précédemment.
Alors que la Banque d'Angleterre (BoE) exprimait, avant le déclenchement le 28 février de la guerre en Iran, une inquiétude croissante face à l'affaiblissement du marché de l'emploi, les nouvelles pressions inflationnistes liées à la flambée des prix de l'énergie depuis le conflit sont désormais au premier plan.
Les économistes ont repoussé leurs prévisions concernant le calendrier d'une possible reprise de l'assouplissement de la politique monétaire de la BoE.
Les responsables de la banque centrale estiment que le contexte économique morose rendra probablement plus difficile pour les salariés d'exiger des hausses importantes de salaire en compensation du regain d'inflation attendu.
Le taux de chômage britannique est ressorti en février à 4,9%, après 5,2% le mois précédent et 5,2% anticipé par le consensus.
(Rédigé par Andy Bruce; version française Claude Chendjou, édité par Augustin Turpin)

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